© 2011 fabrice Caracas 2002, Sur la route du musée Alejandro Otero.

Le bidonville.

Au début il y a des villes. Puis apparaisse des bidonvilles autour. On essaye de ne pas les voire, de les ignorer, de faire comme s’il n’était pas là. Mais ca prends de la place et puis c’est moche. Un jour un Mc Do y pousse. Mac do il s’en fout que ce soit moche. Finalement on ne peut plus l’ignorer puisqu’il y a un Mc Do. C’est là, c’est tout et il faut faire avec, alors on lui donne un nom. Ensuite on asphalte les rues. On y crée des écoles puis un hôpital. Et puis ca devient la ville même si les habitants de la ville, la vraie, fassent toujours comme si elle n’était pas là cette fausse ville.  Ce Bidonville. Dans un élan altruiste on n’y a même construit un musée d’art moderne. On passe devant le Mc Do pour y aller.

On m’a invité à exposer dans ce musée… Je passais devant le Mc Do pour y aller. Je traversais le bidonville, pardon, la ville nouvelle. Le Mc Do est plein. Le musée est vide. J’aurais préféré exposer dans le Mc Do, il y aurait eu plus de monde.

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One Comment

  1. Olive
    Posted 23 février 2011 at 8 h 32 min | #

    Cela me rends un peu tristoune ton entrée…
    Qu’en penser ? C’était mieux avant ? Constat désabusé ? La civilisation par la consommation ?

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